Flowers of Fire
- Authors: Anaïs Tondeur, Michael Marder
- Publishers: ARTIERE
- Date of Publication: 2025-11-16
- Pages: 108
- Dimensions: 297mm x 210mm
Fiori di Fuoco (Flowers of Fire) est le résultat d’un projet de recherche
artistique à long terme mené par l’artiste française Anaïs Tondeur, développé
en étroite collaboration avec le philosophe Michael Marder et réalisé lors d’une
résidence à Naples, dans la région connue sous le nom de Terra dei Fuochi, la
Terre des feux. Travaillant à la croisée de l’art, de l’écologie et de la
philosophie, Tondeur a créé un herbier vivant de plantes poussant sur des sites
touchés par des déchets toxiques et des traumatismes environnementaux. Sa
technique, qu’elle définit comme la phytographie, consiste à imprimer
directement avec des matières végétales sur du papier photosensible ou des
textiles jetés, en utilisant uniquement la lumière du soleil et les réactions
naturelles de la flore stressée — en particulier les composés phénoliques — pour
produire des impressions fantomatiques et lumineuses. Ces impressions botaniques
ne sont pas des photographies traditionnelles. Ce sont des images lentes,
co-créées avec les plantes elles-mêmes — des empreintes de survie et de
résistance émergeant des sols contaminés, des cendres volcaniques et des
décharges illégales. Chaque image témoigne de la vitalité si- lencieuse
d’espèces contraintes de s’adapter et de persister dans des ruines anthropiques.
Outre les images, le livre comprend une correspondance poético-philosophique
entre Tondeur et Marder, écrite au cours du projet. Leur échange porte sur les
paysages post-naturels, l’intelligence végétale et la responsabilité éthique
d’être témoin de l’effondrement écologique par des moyens artistiques. Fiori di
Fuoco a d’abord été exposé à Naples à la Spot Home Gallery, puis à Stimultania
(Strasbourg), au Château d’Eau (Toulouse), et est maintenant présenté au MUCEM à
Marseille et à la Purdy Hicks Gallery à Londres. Ce livre se présente comme une
exploration visuelle et philosophique, une manière d’écouter les paysages
marqués par la perte et de percevoir la vie silencieuse qui continue d’émerger
d’eux.
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