Inarchivable de la création en résistance
- Auteurs: Coordination éditoriale de Fabrice Flahutez, Coordination éditoriale de Louis Hincker, Coordination éditoriale de Marianne Jakobi, Coordination éditoriale de Fabrice FLAHUTEZ, De (auteur) FLAHUTEZ, HINCKER, Coordination éditoriale de Louis Hincker, Coordination éditoriale de Marianne Jakobi
- Éditeurs: PU CLERMONT
- Date de publication: 2024-09-26
- Pages: 120
- Dimensions: 240mm x 180mm
Nous avons choisi de centrer notre premier volume sur les archives périssables
du militantisme artistique que nous avons intitulé L'inarchivable en résistance.
Il s'agit de réfléchir à la façon dont l'archive interagit avec des contextes en
tension, en période de troubles politiques, en temps de guerre ou de censure,
mais aussi lorsque le média ne permet qu’un processus d’archive à la marge.
Qu’est-ce qui fait archive dans ces conditions et, son corollaire, qu’est-ce qui
fait œuvre ?
Maël Forlini questionne l’archive au regard de la mort et plus particulièrement
dans le contexte de la pandémie de VIH ou dans l’univers carcéral. Que peut
l’archive dans ces situations extrêmes et que peut-elle faire de sources vocales
et sonores qui sont par essence fragiles et évanescentes ? Raphaël Forment
apporte une contribution sur le hacking et le live coding au prisme de l’archive
et analyse comment l’archive se renouvelle en contact avec les nouveaux médias
et la dématérialisation de certains aspects de la création. Alexandre Michaan
propose d’expliquer la fabrication d’une archive a posteriori pour documenter
les états d’une œuvre en devenir de par l’obsolescence de ses matériaux de
constitution. Roberta Trapani aborde ainsi la mise en œuvre d’art et en
patrimoine d’environnements singuliers et leur classement en archives dans des
contextes de politiques territoriales parfois contradictoires. Enfin, Maurane
Charles fait de l’archive ou de l’inarchivable une question de terrain en
étudiant un festival de littérature indépendante, entre marge et tentation
d’institutionnalisation.
Ces cinq contributions interrogent la transformation des processus de création
en « objets patrimoniaux » et réfléchissent à la question de ce qu’il convient
et de ce qu’il est possible de conserver sans altérer l’œuvre. Demeure-t-il un
chemin alternatif entre une dimension institutionnelle revendiquée et les pièges
de l’hyperpatrimonialisation actuelle ?
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