J.C. Volkamer
- Auteurs: Iris Lauterbach
- Éditeurs: TASCHEN
- Date de publication: 2025-09-04
- Pages: 492
- Dimensions: 217mm x 156mm
Les citrons, les limons et les espèces amères flottent comme des corps célestes au-dessus de villas, de jardins et de paysages pittoresques dans l’ode aux agrumes de Volkamer. Reproduisant une série de gravures sur cuivre mises en couleur à la main, cette édition montre 170 variétés d’agrumes et fait revivre un temps où ces fruits étaient exotiques.
Vous êtes-vous déjà imaginé les agrumes en corps célestes, suspendus comme des
anges ou des héros dans les cieux? J. C. Volkamer, oui. Ce marchand de Nuremberg
et horticulteur amateur (1644–1720) commanda une série de gravures sur cuivre
grand format à couper le souffle, représentant des cédrats, des citrons et des
oranges amères. Dans ces scènes surréalistes, les fruits sont mis en scène
grandeur nature, majestueux, flottant comme des planètes au-dessus de vedute, de
villas, de jardins ou de paysages plus petits.J. C. Volkamer s’intéresse tant à
ces spécimens exotiques et odoriférants, pratiquement inconnus au nord des
Alpes, qu’il s’y consacre vite totalement. Afin que son jardin regroupe une
grande variété de spécimens, il fait venir des plants d’Italie, mais aussi
d’Afrique du Nord et même du Cap de Bonne-Espérance. Obnubilé par les agrumes,
il commande à une équipe de graveurs sur cuivre 256 planches de 170 espèces pour
illustrer un traité en deux volumes. Le premier volume est publié en 1708, sous
l’impressionnant titre à rallonge: Les Hespérides de Nuremberg, ou : La
description détaillée de ces nobles fruits, citrons, limons et oranges amères ;
comment ceux-ci peuvent être correctement plantés, soignés et répandus dans
cette même région et dans la région avoisinante.Il ne reste aujourd’hui que peu
d’exemplaires en couleurs de l’œuvre de Volkamer. Cette édition a été établie à
partir de deux volumes mis en couleur à la main, récemment découverts dans les
archives municipales de la ville de Fürth. Cette réimpression comprend aussi 56
illustrations supplémentaires, que l’auteur comptait publier dans un troisième
volume, imaginant ainsi une œuvre botanique de toute beauté, aussi précise que
fantastique.
Share
