Le Genre idéal
Le Genre idéal
Les 20 ans du MAC VAL représentent l’occasion de confirmer la qualité d’une
collection unique, l’expression d’un musée renouvelé et ouvert sur l’avenir. Ce
nouvel accrochage est le résultat d’un commissariat partagé avec l’ensemble des
équipes du musée, au fil d’un parcours consacré à la hiérarchie des genres. En
1667, l’historien de l’art André Félibien posait la hiérarchie des genres dans
la préface de ses Conférences de l’Académie Royale de peinture et de sculpture,
instruisant les préceptes qui régiront la peinture académique et instaurant
l’idée de genres nobles et de sous-genres où le sujet prime sur la maîtrise
technique ou la facture. Le parcours « Le genre idéal. En principe, une
tentative d’épuisement » aborde avec espièglerie chacun des cinq genres de cette
hiérarchie : la peinture d’histoire, le portrait, la scène de genre, le paysage
et la nature morte.
L’exposition témoigne en ce sens de la survivance inconsciente de cette
classification en art contemporain et déploie, tous médiums confondus, un large
ensemble de dessins, de photographies, de peintures, de sculptures et
d’installations mixtes. Afin de prendre le contre-pied de la classification
telle que formulée par Félibien, l’exposition débute par le genre considéré
comme « mineur », la nature morte, et se conclut par le « grand genre », la
peinture d’histoire, effaçant ainsi toute notion de hiérarchie de genre, majeur
ou mineur, primaire ou secondaire, noble ou trivial. Chaque expression devient
un art éternel d’autrefois, de maintenant et d’après.
Les travaux d’artistes des années 1950 à 2025 se côtoient pour rendre compte de
l’évolution des représentations. Chaque genre est alors transfiguré par des
enjeux contemporains à travers une déclinaison où la nature morte devient « les
biens », le paysage « les saisons », la scène de genre « les gestes », le
portrait « les gens » et la peinture d’histoire « les heures ». Une tentative
donc de classer, à la manière « félibienne », les œuvres issues de la collection
du MAC VAL, qui se transforme en une « tentative d’épuisement », hommage à celle
initiée par l’écrivain Georges Perec.
Commissariat général : Nicolas Surlapierre
Co-commissariat Yuan-Chih Cheng, Anaïs Linares, Margaut Segui et toutes les
équipes du MAC VAL
Exposition au MAC VAL à partir du 21 mars 2025
Avec les œuvres de Boris Achour, Etel Adnan, Dove Allouche, Pierre Ardouvin,
Kader Attia, Bertile Bak¸ Lahouari Mohammed Bakir, Éric Baudart, Julien
Berthier, Amélie Bertrand, Halida Boughriet, Étienne Bossut, Brognon Rollin,
Elina Brotherus, Pierre Buraglio, Damien Cabanes, Ali Cherri, Claude Closky,
Delphine Coindet, Noël Dolla, François Dufrêne, Éric Duyckaerts, Erró, Malachi
Farrell, Philippe Favier, Valérie Favre, Clara Fontaine, Claire Hannicq, Laura
Henno, Susanne Husky, Pierre Joseph, Valérie Jouve, Jacob Gautel, Mathieu
Kleyebe Abbonenc, Laura Lamiel, Ange Leccia, Rainier Lericolais, Élodie Lesourd,
Roman Moriceau, Jean-Luc Moulène, Netto, Jean-Christophe Norman, Annette
Ohannessian, Vincent Olinet, Présence Panchounette, Laurent Pernot, Françoise
Pétrovitch, Éric Poitevin, Daniel Pommereulle, Laure Prouvost, Germaine Richier,
Gwen Rouvillois, Bruno Serralongue, Peter Stämpfli, Nathalie Talec, Djamel
Tatah, Barthélémy Toguo, Roland Topor, Patrick Tosani, Thu-Van Tran, Jean-Luc
Verna, Emmanuelle Villard¸ Jean-Luc Vilmouth…
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