Lilou
- Auteurs: De (auteur) Lucie Hodiesne Darras
- Éditeurs: FISHEYE LIVRE
- Langue: FR / EN
- Design: Lisa Cadot & Bastien Forato
- Date de publication: 2023-04-05
- Pages: 160
- Papier: Fedrigo Sirio color gialloro 140 g, Arctic Paper Munken Lynx Rough 120 g, Lecta Gardagloss 150 g.
- Dimensions: 240mm x 170mm
« Lilou est le surnom que l’on a donné à mon grand frère autiste Antoine, 34 ans
(...) Comme l’héroïne de Luc Besson dans Le Cinquième élément, il est quelqu’un
d’exceptionnel, vivant dans un univers différent du nôtre », nous confiait Lucie
Hodiesne Darras, photographe de 27 ans, alors que nous la rencontrions pour la
première fois. Depuis cinq ans, la jeune artiste compose, en véritable
collaboration avec son aîné, Lilou. Un projet sensible mettant en lumière un
handicap encore trop stigmatisé. « C’est dans une dynamique très positive et
humaniste que je voudrais proposer un nouveau regard sur l’autisme, plein
d’espoir et d’optimisme, pour une meilleure inclusion dans notre société »,
déclare aujourd’hui l’autrice. Et, si le protagoniste de son récit ne parle pas,
n’écrit pas, ne dessine pas, à travers les clichés de sa sœur il se révèle
pourtant avec une honnêteté sidérante. Toujours attentive au bien-être de son
frère, Lucie Hodiesne Darras érige, au rythme de ses rituels – des rendez-vous
nécessaires dans le temps et dans l’espace – un conte monochrome poétique. Un
objet rappelant l’album de famille, au cœur duquel les portraits à la fois bruts
et délicats se suivent pour immerger le lecteur dans son univers. Le livre est
préfacé par l'autrice et critique littéraire Minh Tran Huy: «Observant les
photos de Lucie Hodiesne Darras, un étrange sentiment de familiarité me saisit.
Familiarité dans la différence, et plus précisément la fréquentation intime de
cette différence – son frère Lilou, mon fils Polo. Antoine et Paul qui posent
sur ce(ux) qui les entoure(nt) un regard inédit, dont on ignore la
signification, et suscitent pareillement des réactions de surprise, de rejet, de
peur, de bonté, aussi. Sans doute sont-ils tous les deux des révélateurs de
l’humanité en chacun et de notre capacité à accueillir et accepter ce qui est
autre. »
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