Reprendre la mélodie
- Auteurs: Hiroshi Sugimoto
- Éditeurs: ATELIER EXB
- Date de publication: 2026-05-07
- Pages: 104
- Dimensions: 287mm x 212mm
Figure majeure de la photographie contemporaine, Hiroshi Sugimoto ne cesse de questionner dans sa pratique photographique notre rapport au temps et à la perception. L’exposition monographique qui lui est consacrée au musée Soulages à Rodez, du 11 avril au 13 septembre 2026, engage ses photographies dans un dialogue avec l’architecture singulière du bâtiment mais également avec l’oeuvre de Pierre Soulages, autour de réflexions communes : la lumière, l’antériorité du noir et l’horizon comme structure spatiale et métaphysique.
L'ouvrage Reprendre la mélodie, qui accompagne l’exposition éponyme, explore le travail de Sugimoto à partir de la notion de honka-dori, empruntée à la poésie japonaise classique, qui désigne l’acte de reprendre une oeuvre antérieure afin d’en déplacer le sens et d’en réactiver la portée. Ce principe de la reprise permet d’envisager l’ensemble des séries de Sugimoto comme un système de variations, où chaque image se construit dans un rapport conscient à des formes et des savoirs préexistants : accumulation du temps jusqu’à l’effacement de l’image (avec la série « Theaters »), réduction du paysage à une structure abstraite et anhistorique (avec les paysages marins de « Seascapes »), exploration des phénomènes optiques et des limites de la vision (« Opticks »).
Le livre met en relation des séries emblématiques – « Theaters », « Opera Houses », « Seascapes » – et des plus récentes, telles que « Brush Impression », dans laquelle l’artiste s’écarte de la photographie pour interroger le geste calligraphique en proposant un polyptyque de quarante-huit dessins. Ces ensembles sont analysés à travers deux essais – écrits par la directrice du musée Soulages, Maud Marron-Wojewodzki, et l’historienne de l’art Céline Flécheux – qui interrogent la manière dont Sugimoto utilise la photographie comme un médium réflexif. L’image y apparaît moins comme la trace d’un réel préexistant que comme une construction mentale, dans laquelle le temps, conçu comme accumulation, durée ou épuisement, devient un matériau à part entière.
L'exposition monographique qui lui est consacrée au musée Soulages à Rodez, à
partir d'avril 2026, engage ses photographies dans un dialogue avec
l'architecture singulière du bâtiment mais également avec l'oeuvre de Pierre
Soulages, autour de réflexions communes : la lumière, l'antériorité du noir et
l'horizon comme structure spatiale et métaphysique.
Reprendre la mélodie, ouvrage qui accompagne l'exposition éponyme, explore le
travail de Sugimoto à partir de la notion de honka-dori, empruntée à la poésie
japonaise classique, qui désigne l'acte de reprendre une oeuvre antérieure afin
d'en déplacer le sens et d'en réactiver la portée. Ce principe de la reprise
permet d'envisager l'ensemble des séries de Sugimoto comme un système de
variations, où chaque image se construit dans un rapport conscient à des formes
et des savoirs préexistants : accumulation du temps jusqu'à l'effacement de
l'image (avec la série " Theaters "), réduction du paysage à une structure
abstraite et anhistorique (avec les paysages marins des Seascapes), exploration
des phénomènes optiques et des limites de la vision (" Opticks ").
L'ouvrage met en relation des séries emblématiques – " Theaters ", " Opera
Houses ", " Seascapes " – et des plus récentes, telles que " Opticks " ou encore
" Brush Impression ", dans laquelle l'artiste s'écarte de la photographie pour
interroger le geste calligraphique en proposant un polyptyque de quarante-huit
dessins. Ces ensembles sont analysés à travers deux essais – écrits par la
directrice du musée Soulages, Maud Marron- Wojewodzki, et l'historienne de l'art
Céline Flécheux – qui interrogent la manière dont Sugimoto utilise la
photographie comme un médium réflexif. L'image y apparaît moins comme la trace
d'un réel préexistant que comme une construction mentale, dans laquelle le
temps, conçu comme accumulation, durée ou épuisement, devient un matériau à part
entière.
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