Si Stefan Zweig pouvait parler
- Auteurs: Camille De Toledo
- Éditeurs: MANUELLA
- Date de publication: 2026-02-20
- Pages: 40
- Dimensions: 155mm x 101mm
Le titre dit beaucoup : à travers une rencontre entre un écrivain qui visite
Salzbourg et l’auteur autrichien Stefan Zweig, ce livre aborde la question de
l’Europe face à la guerre. Camille de Toledo utilise la figure du fantôme –
procédé lié à tout son travail –, pour donner la parole à Stefan Zweig – qui a
été un grand pacifiste –, afin de le faire parler de notre présent et de notre
avenir face à l’Europe qui se réarme.
La figure de Stefan Zweig est ici centrale : né en 1881 à Vienne et mort en 1942
au Brésil, écrivain, dramaturge, journaliste et biographe autrichien, il a été
l’ami de Sigmund Freud, Arthur Schnitzler, Romain Rolland, Richard Strauss, et a
fait partie de l’intelligentsia viennoise. Il quitte son pays natal en 1934, en
raison de la montée du nazisme et de ses origines juives pour se réfugier à
Londres, puis au Brésil où il se suicidera avec sa femme Lotte. Son œuvre est
constituée essentiellement de biographies (Joseph Fouché, Marie-Antoinette,
Marie Stuart), mais aussi de romans et de nouvelles (Amok, La Pitié dangereuse,
La Confusion des sentiments, Le Joueur d’échecs). Dans son livre testament, Le
Monde d’hier. Souvenirs d’un Européen – qu’il a expédié à son éditeur la veille
de son suicide –, Zweig se fait chroniqueur de l’« âge d’or » de l’Europe et
analyse ce qu’il considère comme l’échec d’une civilisation.
Passant du « monde d’hier » à celui d’aujourd’hui, ce texte fait parler Stefan
Zweig sur des questions importantes : comment se battre face à la montée des
menaces quand on veut dire non à la guerre ? Quelles leçons tirer du passé ?
Comment rester unis face aux soubresauts du temps ? De quelle Europe
pouvons-nous rêver ?
Telle une nouvelle, comme le Bartleby de Herman Melville ou comme Notre besoin
de consolation est impossible à rassasier de Stig Dagerman, ce court récit a son
autonomie. Il nous aide à envisager l’avenir de l’Europe comme une réponse aux
inquiétudes du temps et nous montre comment la littérature peut penser le temps
présent.
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