The Drawer volume 27 - À table
- Auteurs: Sophie Toulouse
- Éditeurs: KLINCKSIECK
- Date de publication: 2026-10-16
- Pages: 160
- Dimensions: 240mm x 170mm
Prisons et paradisdesignoVuCours de dessinPrisons et paradisVu
« Si vous n’êtes pas capables d’un peu de sorcellerie, ce n’est pas la peine de
vous mêler de cuisine », écrivait Colette dansen 1932. Et le dessin ? Par quelle
alchimie est-il réussi ? Le, la ligne, la couleur ? Quelle est la recette d’un
bon dessin - s’il en existe une ? Sont nécessaires pour Clémence Hoffmann,
artiste publiée dans ce volume, « un soupçon de doute, un esprit, une feuille…
», pour Vincent Olinet « une bonne intuition » et pour Eliza Pepermans « une
observation attentive ». Quand Jason Phu considère, lui, qu’« un dessin ne
ferait pas une bonne recette, car il n’y a pas assez de glucides dans le papier…
»Et en quoi la cuisine est-elle, pour elleux, un sujet de prédilection ? Car
manger n’a rien d’anodin. C’est un geste vital, intime et politique, sensuel et
intellectuel. Il relève de choix, porte en lui l’empreinte de son temps, de ses
excès comme de ses manques, de ce que l’on célèbre ou tait.« Moi, je suis
gourmande », affirmait encore Colette dans le magazineen 1935, qui reliait ce
plaisir sensuel à la terre et au terroir, comme le fait l’artiste Nicolas
Boulard avec sa série de dessins de fromages AOP en marqueterie de bois
présentée ici. La gourmandise est partout dans ce volume : dans les, drôles et
précis, de Kristof Santy, les close-up sensuels et troubles de Lilou Li Xia, les
« scarpetta » de Raphaël-Bachir Osman. La célébration du quotidien et les excès
de la commensalité aussi - dessinés par Fantine Andrès, Clara Cimelli, Joke
Derycke et Marco Di Giovanni. On s’intéressera également à l’espace domestique
comme lieu de servitude hanté chez Félixe Kazi-Tani, ou lieu d’émancipation
féministe chez Clémence Hoffmann.Enfin, les cuisiniers-artistes, qui s’emparent
du dessin pour préciser une idée, transmettre et communiquer, ont leur place. On
les retrouve dans le portfolio « La cuisine en dessins », qui revient sur
l’exposition imaginée par Armand Arnal, Alexandra Michot et Benoît Millot au
Festival du dessin d’Arles en 2025, et qui pose une dernière question : et si
l’appétit venait en dessinant ?“If you’re not capable of a little witchcraft,
there’s no point in getting involved in cooking,” wrote Colette inin 1932. And
what about drawing? What alchemy makes it successful? The design, the line, the
colour? What is the recipe for a good drawing – if there is one?For Clémence
Hoffmann, an artist featured in this volume, it requires “a hint of doubt, a
spark of inspiration, a sheet of paper…”, for Vincent Olinet “good intuition”
and for Eliza Pepermans “careful observation”. When Jason Phu considers that “a
drawing wouldn’t make a good recipe, because there aren’t enough carbohydrates
in paper… ” And in what way is cooking, for them, a favourite subject? For
eating is by no means a trivial matter. It is a vital, intimate and political
act, both sensual and intellectual. It’s a matter of choice, bearing the imprint
of its time, of its excesses as well as its shortcomings, of what we celebrate
or keep silent.“As for me, I’m a food lover,” Colette declared inmagazine in
1935, linking this sensual pleasure to the land and local produce, just as the
artist Nicolas Boulard does with his series of drawings of AOP cheeses in wood
marquetry, published here.A love of good food is evident throughout this volume:
in Kristof Santy’s amusing and precise drawing lessons, Lilou Li Xia’s sensual
and evocative close-ups, and Raphaël-Bachir Osman’s “scarpetta”. There’s also a
celebration of everyday life and the excesses of dining –illustrated by Fantine
Andrès, Clara Cimelli, Joke Derycke and Marco Di Giovanni. We also turn our
attention to the domestic space as a place of haunted servitude in Félixe
Kazi-Tani’s work, or as a place of feminist emancipation in Clémence
Hoffmann’s.Finally, there is a place for chef-artists, who turn to drawing to
clarify an idea, to convey and to communicate. They feature in the portfolio “La
cuisine en dessins”, which looks back at the exhibition conceived by Armand
Arnal, Alexandra Michot and Benoît Millot in 2025 at the Festival du dessin in
Arles, and which poses one final question: what if drawing sparked your
appetite?Avec / with : Fantine Andrès, Nicolas Boulard, Clara Cimelli, Manon
Daviet, Bryce Delplanque, Joke Derycke, MarcoDi Giovanni, Clémence Hoffmann,
Félixe Kazi- Tani, Lilou Li Xia, Michael McGregor, Kevin McNamee- Tweed, Vincent
Olinet, Raphaël-Bachir Osman, Philippine d’Otreppe, Eliza Pepermans, Jason Phu,
Kristof Santy, Sophie Varin et portfolio “La cuisine en dessins” .
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